Valeurs – Vision – Simplicité

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J’ai récemment retravaillé sur mes valeurs personnelles. Oui, comme les valeurs qu’une entreprise affiche sur son site web, avec plus ou moins de conviction, mais juste pour moi. Il s’agit des valeurs qui me guident, celles selon lesquelles je m’efforce d’agir et de penser. J’ai la conviction qu’il est important de les mettre sur papier – ou sur Evernote en ce qui me concerne – et de se les rappeler aussi souvent que possible.

Surtout, ces valeurs permettent de créer une vision en accord avec celles-ci, et donnent ainsi un cadre cohérent à un futur envisagé.

Ce processus de « révision » ne devrait pas avoir lieu souvent. A priori, nos valeurs sont les nôtres et ne devraient pas évoluer en fonction des circonstances, tout comme pour une entreprise. Je crois toutefois important de se poser la question de temps à autre, quitte à simplement reformuler.

Je vous les livre ci-dessous, telles qu’elles apparaissent aujourd’hui dans ma note:

  • Responsabilité – Envers moi et envers les autres. Je me comporte de manière exemplaire. Je n’ai pas peur de regarder la vérité en face et dire ce qui est.
  • Famille – Elle est au centre de mes considérations.
  • Simplicité – Dans la façon d’être, de vivre, de se comporter.
  • Zen – Le calme guide mes actions, inspiré de Shambahla, Thich Nhat Hahn, Shunryu Suzuki, Kakuzo Okakura.

Et vous, quelles sont vos valeurs personnelles?

COVID-19: les causes perdues

 

Avec les mesures d’assouplissement du confinement qui se mettent en place dans plusieurs pays, ou tout du moins qui sont annoncées, nous pouvons lire de plus en plus d’articles sur les prochaines étapes, le « what’s next ».

J’ai pu en voir de nombreux insistant sur à quel point la vie ne sera plus pareille, sur la façon dont nous allons devoir adapter nos comportements dans les lieux publics surtout, mais aussi en privé. Principalement, j’ai vu des articles traitant sur le futur du travail – en voici un, très intéressant, sur l’évolution possible du travail en bureau.

Il est certain qu’il est aussi intéressant que nécessaire de s’interroger sur la suite, sur la façon dont nous pourrons éviter de telles situations à l’avenir. Mais je ne peux m’empêcher de déplorer à quel point l’on se focalise sur les symptômes, et non sur les causes. Nous perdons de vue ce qui nous a réellement amené là où nous sommes aujourd’hui.

Si nous vivons aujourd’hui une pandémie, ce n’est pas à cause de notre façon de nous saluer. Ce n’est pas à cause de notre façon de faire la queue à la poste. Si nous en sommes là, c’est parce que nous détruisons l’habitat d’autres espèces, ce qui les amène à vivre de plus en plus près de nous et à favoriser ainsi la transmission de maladies. C’est parce que nous capturons des animaux sauvages et les « stockons » de façon irresponsable et irrespectueuse, avant de les manipuler et les consommer, favorisant là aussi la transmission de maladie.

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Si nous ne comprenons pas cela, si nous ne remontons pas plus en amont sur les réelles causes de tout cela, nous continuerons à nous exposer à de telles pandémies – que l’on perçoive cela comme une forme de retour de karma ou non. Nous pourrons certes continuer à réorganiser nos bureaux, à améliorer nos moyens de communication à distance, à être de plus en plus autonomes dans notre production de masques et gels hydroalcooliques – mais nous n’endiguerons pas les réelles causes.

Je ne suis bien sûr pas épidémiologiste. J’ai simplement une petite expérience dans la résolution de problème, et je sais qu’un principe simple dans ce domaine – très bien détaillé par exemple dans l’excellent Upstream, de Dan Heath – est de s’attaquer à la source, à la cause, plutôt que de sempiternellement gérer les crises qui en découlent. Je sais aussi que les experts plaident de plus en plus pour une approche « One Health« , connectant la santé humaine, animale et environnementale.

Alors oui, nous devrons encore respecter les règles d’hygiène pendant un certain temps. Oui, et je l’espère du fond du cœur, cette situation aura permis à certains employeurs de réaliser la pertinence du travail à la maison. Mais je crois qu’il est encore plus fondamental de réfléchir à ce qui nous a réellement mené à tout ça, et mettre définitivement l’humain, l’animal, le végétal et l’environnement dans son ensemble au centre de nos préoccupations.