Principe de lecture – s’échapper, apprendre, explorer

20200111_151743En ce début d’année, j’ai voulu aborder mon habitude de lecture. Lire est important pour moi et pour mon équilibre. Laissez-moi vous parler du principe que j’utilise pour guider mes choix de livres.

J’ai pour principe de toujours lire trois livres en parallèle. La règle que j’observe est qu’il doit s’agir d’un roman, d’un livre pertinent pour mes activités professionnelles, et d’un livre ouvrant réellement mes horizons.

Les trois prochains que je m’apprête à ouvrir sont donc:

Il me semble important de garder ces trois « catégories » en perspective, car elles reflètent bien ce que représente la lecture pour moi: se divertir, se former, et explorer de nouvelles terres.

J’ai pour objectif de lire 12 livres en 2020, et vous? Des recommandations?

Transparence: fausse bonne pratique?

Je voulais revenir ici sur un article publié en début d’année par McKinsey&Company, intitulé The dark side of transparency. Un titre qui, évidemment, interpelle. A une époque où la transparence est mise en avant comme la solution à de nombreux, si ce n’est tous les problèmes, avancer qu’elle a des désavantages pourrait paraître surprenant, contre-productif…ou rafraîchissant!

Executives need to get smarter about when to open up and when to withhold information so they can enjoy the benefits of organizational transparency while mitigating its unintended consequences.

Les principaux arguments de l’article sont les suivants:

  • Un partage excessif de l’information peut créer une surcharge d’information et légitimer des débats sans fin ainsi que du « second-guessing » à propos des décisions des dirigeants.
  • Un haut degré de visibilité peut réduire la créativité car les employés auront peur du regard de leurs supérieurs.
  • Le partage d’informations sur la performance individuelle et le niveau de rémunération peut avoir des effets négatifs en retour, alors que l’objectif initial était de favoriser la confiance et la responsabilité collective.

L’article identifie trois domaines où trop de transparence peut créer des problèmes: le day-to-day business, la rémunération des employés, le travail créatif.glass-ball-2181472_1280

Je vous laisse le soin de consulter l’article pour plus de détails! Pour ma part, je concède partager dans les grandes lignes les conclusions de cet article. Je ne crois pas que, contrairement à ce qui se dit ici et là, la transparence soit la solution à tout. Je suis également d’accord pour dire que de la transparence mal utilisée peut être néfaste.

Faut-il maîtriser la transparence? Ne l’appliquer qu’à certains domaines? Pourquoi pas. Mais peut-on dès lors l’appeler transparence, si elle devient sélective? Pourra-t-on dire d’une entreprise qu’elle est « transparente » si elle diffuse des informations sur sa supply chain, mais pas sur la rémunération de ses dirigeants?

A mon sens, c’est peut-être « transparence » qui est non seulement le mauvais mot, mais aussi la mauvaise idée, le mauvais concept, le mauvais objectif. Pourquoi vouloir être transparente? A un moment donné, une entreprise aura forcément des choses à cacher: sa méthodologie, les activités de son département R&D, la recette de son produit phare, etc.

Je crois qu’il est plus important pour une entreprise de chercher à être honnête, à chercher à faire le bien, à avoir un impact positif sur l’environnement et la société. Honnêteté, ou intégrité, me semble des valeurs bien plus utiles que celle de la transparence. Et qui, sur le moyen et long terme, auront des conséquences plus profitables.

7 livres à lire en 2016

2016-01-05 14.34.18Comme chaque année – ou du moins en 2014 et en 2015 – je tiens à proposer une petite liste de lectures à réaliser au cours des 12 prochains mois. Pas de contrôle surprise en décembre, promis, il s’agit juste de suggestions, ayant un lien plus ou moins direct avec la RSE. Les propositions pour d’autres lectures sont les bienvenues!

Et vous, qu’allez-vous lire en 2016?

« RSE Stratégique »: une newsletter sur la responsabilité sociale

keyboard-338507_1280En fin d’année 2015, je vous avais consulté pour savoir si une newsletter sur la responsabilité sociale pourrait vous intéresser. Les retours ayant été positifs, j’ai décidé de me lancer!

Cette newsletter est mensuelle – prochaine édition le 15 janvier! – et vise à présenter des articles et autres ayant retenus mon attention. Sur la RSE bien sûr, mais pas seulement. Je crois en effet qu’il est bon de s’intéresser à d’autres domaines, ce qui permet d’avoir des approches innovantes sur nos activités. Les informations retenues sont aussi bien en français qu’en anglais.

Toutes vos suggestions d’améliorations sont les bienvenues!

Vous pouvez vous inscrire en remplissant les champs ci-dessous:

8 livres à lire en 2015

BooksJ’avais, l’année passée, proposé une liste de 9 livres à lire en 2014. Ayant fixé pour moi-même l’objectif de lire 25 livres en 2015, je voulais à nouveau proposer une petite liste de lecture pour cette année!

  • The Big Pivot: Radically Practical Strategies for a Hotter, Scarcer, and More Open World, A. Winston. Je suis en train de le lire, ce livre est très intéressant. Dans la multitude de livres publiés autour de la RSE, celui-ci se démarque par une approche très structurée; aussi bien des challenges auxquelles font face les entreprises que des solutions qu’il est possible d’y apporter.
  • Revolution in a Bottle: How Terracycle Is Eliminating the Idea of Waste, T. Szaky. C’est un ami banquier qui me l’a prêté et fait découvrir. Comme quoi… Ce livre raconte l’histoire passionnante de la création de l’entreprise Terracycle. L’auteur n’est d’ailleurs autre que le fondateur de Terracycle. Outre la « success story » qui nous est contée, cet ouvrage regorge de principes extrêmement intéressants et on y lit comment l’idée de supprimer les déchets a débouché sur toutes sortes d’opportunités de business.
  • Pèlerinage à Tinker Creek, A. Dillard. L’un des ouvrages fondateurs de la conscience environnementale. Un livre sur la nature qui, comme je l’avais déjà écrit pour Almanach d’un comté des sables, nous rappelle pourquoi nous faisons ce que nous faisons.
  • The Zero Marginal Cost Society: The Internet of Things, the Collaborative Commons, and the Eclipse of Capitalism, J. Rifkin. L’auteur de The Empathic Civilization s’attaque cette fois-ci à ce que l’économie pourrait devenir dans les prochaines années. Economie collaborative, gratuité, internet et chute du capitalisme font un intéressant ménage dans ce livre qui a suscité bien des réactions à sa sortie.
  • The Reciprocity Advantage: A New Way to Partner for Innovation and Growth, B. Johansen, K. Ronn. Ce livre m’a été recommandé par Nadine B. Hack lorsque je lui ai parlé de Give and Take. Suite logique à ma lecture de l’année passée, donc. Orienté sur la création de business, ce livre met l’accent sur la coopération, la réciprocité, et les avantages que l’on peut en tirer. Autant d’aspects primordiaux lorsque l’on travaille dans la responsabilité sociale ou le développement durable.
  • The Small Big: Small Changes That Spark Big Influence, R. Cialdini (et al.). Basé sur de très sérieuses recherches, ce livre nous explique comment provoquer de grands changements en effectuant de petits changement. Une stratégie qui pourrait s’avérer plus que pertinente pour ceux d’entre nous qui cherchent à rendre leur entreprise plus durable, plus responsable, mais qui doivent faire face aux réticences de leurs collègues et superviseurs. Peut-être que de petits changements feraient mieux passer la pilule…
  • Creativity, Inc.: Overcoming the Unseen Forces That Stand in the Way of True Inspiration, E. Catmull. Offert par mon créatif ami Gus, ce livre a été écrit par le cofondateur des studios Pixar. Je ne cesse de le répéter, mais pour faire face aux défis qui sont ceux de ce début de XXIe siècle, il faut savoir être créatif, penser différemment pour trouver des solutions innovantes et efficaces.
  • The Signal and the Noise: The Art and Science of Prediction, N. Silver. Prêté par mon ami Adrien, ce livre est un incontournable. Il fournit de nombreuses et inestimables informations sur notre façon de percevoir les risques (suivez mon regard…) et les opportunités, ainsi que sur la manière dont nous en tirons des « prédictions ».

Enfin, si vous avez prévu de suivre la conférence de Paris en cette fin d’année, ne manquez pas cette petite sélection spéciale: Backstabbing for Beginners, The Honest Truth about Dishonesty, et Surtout ne rien décider!

Et vous, qu’allez-vous lire cette année?