Salle de repos et fitness sur le lieu de travail: quels avantages?

Cet article aurait pu s’appeler « J’ai testé pour vous… ». Il s’agit d’un simple retour d’expérience.

On peut en effet lire beaucoup de choses sur le bien-être des employés comme étant l’une des composantes centrales de la RSE. Sur mon lieu de travail, j’ai la chance de pouvoir bénéficier d’une salle de repos, ainsi que d’un fitness. C’est donc l’occasion de sortir des livres et articles, et de constater sur le terrain l’efficacité de telles mesures. Mesures supposées améliorer le bien-être des employés ainsi que leur productivité.

  1. Salle de repos. Une salle « hommes » et une salle « femmes », comportant chacune trois lits et étant plongées dans l’obscurité. Bien-être: un plus indéniable! Pour autant que l’on se repose pour une durée adéquate (15 minutes en ce qui me concerne), c’est vraiment bénéfique. On refait le plein d’énergie physique et psychique. Productivité: les 15 minutes « perdues » à faire la sieste sont largement récupérées. C’est comme si l’on commençait une nouvelle journée. C’est aussi l’occasion de se changer les idées lorsque l’on reste bloqué sur un problème.
  2. Fitness. Nous avons à notre disposition une salle très bien équipée, moyennant une cotisation de CHF 10.- par mois. Bien-être: Là aussi, l’occasion de faire le plein d’énergie! Pour autant que l’on s’exerce de manière adéquate, sans s’épuiser. Il faut donc bien gérer son effort. Je fais pour ma part une petite séance de 20 minutes. Productivité: au sortir de sa séance, on est également remotivé. Les endorphines y sont sans doute pour quelque chose! C’est aussi l’occasion de voir ses collègues sous un autre jour, d’échanger avec eux dans un cadre moins formel, ce qui ne peut qu’être bénéfique. Tout cela sans compter que les employés étant plus en forme, ils sont moins sujets à l’absentéisme pour cause de maladie.

En définitive, de très bonnes expériences. J’ai déjà de la peine à envisager mon prochain travail sans ces deux possibilités! Mais je crois qu’il va falloir le faire malgré tout, car il est encore rare de trouver de telles infrastructures dans les entreprises. Souvent associées à la paresse et à l’oisiveté, ces pratiques doivent vaincre des mentalités récalcitrantes.

Goldman Sachs a perdu ses valeurs

On peut lire aujourd’hui sur le site du New-York Times la « lettre de démission » de l’un de ses anciens managers, Greg Smith.

Greg Smith nous fait partager son point de vue sur l’évolution des valeurs chez GS, entre le moment où il y est rentré et aujourd’hui. Et le tableau n’est pas brillant. Si je laisse de côté la question de savoir ce qui est vrai, ce qui est « enjolivé », ce qui est lié à l’amertume, je retiens 2 passages que j’ai trouvé très intéressants.

I knew it was time to leave when I realized I could no longer look students in the eye and tell them what a great place this was to work.

It astounds me how little senior management gets a basic truth: If clients don’t trust you they will eventually stop doing business with you. It doesn’t matter how smart you are.

A en croire Greg Smith, GS a perdu de vue ses valeurs. Celles qui lui permettaient d’affirmer sur son site: « It is only with the determination and dedication of our people that we can serve our clients, generate long-term value for our shareholders and contribute to the broader public. ».

Rendre ses employés fiers de ce qu’ils font, et établir une relation de confiance avec ses clients, c’est pourtant à la base de tout business qui veut réussir. On oublie souvent la valeur des valeurs, les reléguant au rang de simples faire-valoirs, inscrites quelque part sur le site internet. Mais on constate une fois de plus qu’une entreprise qui oublie pourquoi elle fait ce qu’elle fait est vouée à l’échec.

Enfin, je vous encourage à aller lire l’article de Fabian Pattberg à ce sujet!

1 an de blog sur la RSE

Voila aujourd’hui un an jour pour jour que ce blog a été créé. C’est l’occasion de faire deux choses:

  1. Remercier les lecteurs, lectrices, commentateurs, retweeteuses et visiteurs occasionnels pour leurs contributions très appréciées. C’est un vrai plaisir enrichissant d’échanger avec vous!
  2. Vous demander ce qu’il conviendrait de faire pour améliorer ce blog. Toutes les suggestions sont les bienvenues! Il peut s’agir de la fréquence des articles, des thématiques abordées, de la mise en page, des outils disponibles sur le blog, ou que sais-je encore.

Voila, le « dialogue avec les stakeholders » est lancé, j’espère que vous aurez envie de réagir par rapport à tout cela!

RSE: gestion du risque ou création de valeur?

En parcourant le rapport Metrics that Matter, du « Investor Responsibility Research Centre Institute », on est tout de suite attiré par les 3 conclusions majeures auxquelles les chercheurs sont arrivés:

  1. Il y a un consensus général sur les problématiques-clés de la RSE, mais pas nécessairement sur la forme et le nombre de mesures utilisées pour les évaluer. Il y a aussi une différence fondamentale sur le(s) but(s) que l’on cherche à atteindre en examinant les informations ESG (environnement, social, gouvernance), selon que l’on se situe du côté des « executives » de l’entreprise, ou de celui des chercheurs/investisseurs.
  2. Aussi bien les dirigeants d’entreprise que les chercheurs/investisseurs abordent les questions ESG selon une perspective de diminution du risque, et non pas dans une perspective de création de valeur.
  3. Les améliorations futures dans le domaine de la divulgation, de la collecte et de l’utilisation des données pour l’analyse d’investissement requèreront une clarté améliorée ainsi qu’une communication plus efficace et plus cohérente entre les compagnies, les chercheurs et les utilisateurs de l’information.

Il semble que ces conclusions n’apportent rien de très nouveau, surtout la première et la troisième, mais il reste bon de les énumérer et surtout d’en apporter la preuve.

La deuxième conclusion toutefois met le doigt sur un problème encore persistent. On ne perçoit toujours pas ces questions de responsabilité sociale comme de véritables opportunités, mais toujours comme des moyens de gérer les risques. Certes, on peut avancer que gérer les risques consiste aussi à maximiser les probabilités d’occurence de risques positifs, mais le rapport coupe court à cet argument puisque l’on peut lire que la plupart des indicateurs spécifiques utilisés par les responsables EHS, les cadres supérieurs et les investisseurs se concentrent sur l’identification des attributs négatifs ou des risques à la baisse.

Le business case pour la responsabilité sociale a donc encore bien du chemin à parcourir!

Combien de temps avant…

En 50 ans, il est devenu honteux et inacceptable d’être (publiquement) raciste.

En 25 ans, il est devenu anormal de ne pas savoir utiliser un ordinateur.

Dans combien de temps ne pas être une entreprise totalement transparente deviendra honteux et inacceptable?

Dans combien de temps ne pas publier de rapport sur sa performance extra-financière deviendra anormal?

Article inspiré de celui-ci.