Equilibre vie privée-vie professionnelle: sur quel laps de temps?

Work-life balanceOn parle très souvent de maintenir ou d’arriver à un équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Les anglophones utilisent l’expression « work-life balance ». Cela paraît une aspiration légitime. Chacun souhaite, sans doute, avoir un travail satisfaisant, tout en n’empiétant pas sur sa vie privée. Ou disons un travail qui permette également d’avoir des loisirs, de voir ses amis et sa famille, etc.

Défini ainsi, cet équilibre devrait permettre de vivre des journées au cours desquelles l’on passerait un certain temps au travail, un certain temps avec sa famille et ses amis, un certain temps à s’occuper de soi-même (en faisant du sport, en apprenant des choses nouvelles, en se relaxant, etc.), et ainsi de suite. Le tout pour qu’à la fin de la journée, l’on puisse se dire « Voila une journée bien remplie et équilibrée! » avant de s’endormir l’esprit libre et le cœur léger.

La question que je me pose en ce moment est de savoir si une journée est un laps de temps raisonnable pour parvenir à cet équilibre vie privée-vie professionnelle. En effet, j’ai de la peine à croire qu’il est envisageable de réussir à avoir une vie équilibrée en à peine 24 heures. N’est-ce pas trop court? Ne sommes-nous pas dès lors condamnés à ne pas trouver cet équilibre?

Ou alors, ne devrions-nous pas chercher à atteindre un équilibre sur une durée plus longue? Il me semble que sur une semaine, il devrait être possible de s’occuper de manière satisfaisante de son travail, de sa famille, de soi-même, de ses amis, etc.

J’avoue être – pour l’instant – dubitatif quant au laps de temps sur la base duquel il convient d’évaluer si oui ou non le « work-life balance » est atteint. Des suggestions?

Packaging: comment rendre les consommateurs responsables?

ConsomacteurGrand consommateur de thé, j’ai récemment acheté une nouvelle boîte de ce produit. Je bois d’ordinaire du thé vert – sencha, genmaicha, gyokuro quand j’ai de l’argent, etc. – mais j’avoue que le thé que vous pouvez voir ci-dessus a attiré mon attention. Et pour cause! Si l’on observe de près la photographie ci-dessus, on peut constater deux choses.

Premièrement, je suis une des seules personnes au monde capables d’ouvrir ce genre de boîte sans la déchirer.

Deuxièmement, on peut voir que le packaging est très particulier. Il met en avant deux choses:

  • « Ce que je bois »,
  • « Ce que je défends ».

D’un côté donc, ce que je consomme: on retrouve des informations classiques sur le produit. Cela explique donc pourquoi je veux acheter ce produit. De l’autre côté, ce que je défends: ce qu’il y a derrière mon achat. Ce que ça implique au niveau social lorsque j’achète ce produit. Et donc, pourquoi je devrais acheter ce produit.

Je trouve cette démarche très intéressante, car elle réunit ces deux aspects du simple acte d’achat – j’achète parce que j’aime ça – et de l’implication éthique de cet achat. J’achète parce que c’est bon et parce que c’est bien. Cela correspond à mes goûts et à mes valeurs. Alors que trop souvent encore, on a une information et pas l’autre.

Je n’aime pas le terme de consomacteur, mais je trouve que l’on comprend bien son sens ici. Aussi, j’apprécie que le consommateur ait des informations en toutes lettres sur la conséquence de son achat, plutôt qu’un simple logo à la signification plus ou moins obscure.

Taxe au sac: la responsabilité individuelle rencontre la responsabilité collective

En ce début d’année, un changement important se fait ressentir dans certaines communes – notamment la mienne – en ce qui concerne la gestion des déchets. Jusqu’à présent, chaque ménage payait une taxe fixe annuelle pour ses poubelles. Depuis le 1er janvier, en plus de cette taxe (qui a pu être revue à la baisse selon les communes), nous devons payer une « taxe au sac ». Par exemple, un sac de 35 litres coûte désormais CHF 2.- (environ 1.6 euro). Il s’agit de mettre en œuvre le principe de « pollueur-payeur »: plus je produis de déchets, plus je paie.taxe au sac

Je suis très intéressé à voir comment vont réagir les individus face à cette problématique typique de responsabilité sociale! Quelle va être la réaction des « vous et moi », eux qui sont d’ordinaires si prompts à critiquer – à juste titre – les entreprises qui cherchent à contourner l’application du principe de pollueur-payeur? Les ménages auront à leur disposition des stratégies similaires à celles utilisées par le entreprises:

  • Valorisation des déchets: tri, recyclage, compost…
  • Réorganisation de la supply chain: les ménages vont-ils opter pour des fournisseurs proposant des produits avec moins d’emballage ou un packaging 100% recyclable?
  • Transfert de déchets: à la manière de certaines compagnies exportant leurs déchets vers des pays où il est moins cher de les traiter (et où l’on est moins regardant en matière de normes environnementales et de sécurité), on peut imaginer que les individus amènent leurs déchets vers des communes ne pratiquant pas ces mesures.

J’insiste, les individus sont confrontés à des questionnement typiques de RSE; nous sommes là dans l’espace commun entre responsabilité individuelle et responsabilité collective. Je ne sais pas si les pratiques des entreprises vont influencer celles des individus, ou vice-versa, mais je suis persuadé qu’il sera intéressant de se repencher sur la question d’ici quelques mois!

Bonne année!

PagesJe ne me voyais pas finir cette année 2012 sans vous souhaiter mes meilleurs vœux!

Cette année 2012 m’aura apporté de nombreuses satisfactions au niveau de ce blog. Le nombre d’abonnés a grandement augmenté, et les commentaires sont toujours plus nombreux. Je dois dire que c’est vraiment cet aspect-là qui m’enchante le plus. J’ai créé ce blog dans l’espoir de pouvoir échanger des idées autour des questions de responsabilité sociale, et le résultat a dépassé mes espérances.

Je vais m’efforcer d’améliorer ce blog pour 2013. Les suggestions sont les bienvenues, évidemment!

Je vous réitère, à toutes et à tous, mes meilleurs vœux pour l’année à venir et vous dis à bientôt, sur le blog ou « en vrai »!

« Expert en RSE »: cela fait encore du sens?

LeonardoIl y a environ deux ans, j’avais été engagé en tant que « CSR expert » pour un business game – Citizen Act – organisé par la Société Générale. En parcourant mon profil LinkedIn, où est fait mention de cette activité, je me suis demandé ce que signifiait réellement « expert en RSE ».

Je ne reviendrai pas sur la définition d’expert de tel ou tel dictionnaire, ça n’apporte pas grand chose. Il s’agit d’une personne connaissant un domaine. Mais c’est plutôt ici que la question doit se poser: quel est ce domaine? La RSE, me direz-vous.

Mais la RSE n’est-elle pas devenue trop large pour qu’on puisse s’en considérer expert? Si je suis expert en RSE, suis-je aussi expert en développement durable? Je pense que non, mais admettons que ce soit le cas, cela signifie que je suis expert en environnement, mais aussi en social et en économique. Ajoutons à cela la gouvernance et l’éthique.

Et à l’intérieur de ces aspects, on peut encore considérer qu’un expert RSE possède une expertise en mobilité d’entreprise, en commerce équitable, en eau, en énergie, en stratégie RSE, en stakeholder engagement, en achats responsables, etc.

Peut-on vraiment être expert de tout cela?