Il est fréquent qu’une entreprise ait un produit qui – de par son utilisation – permette de réduire l’impact global sur l’environnement. On peut bien sûr penser à nos amis d’Ecowizz, ou encore les fabriquants de panneaux solaires. Mais il est aussi relativement fréquent que ces mêmes produits aient malgré tout un impact, pas toujours là où l’on s’y attendait.
Prenons aujourd’hui l’exemple d’Adobe. Ses programmes pour lire les pdf sont partout et améliorent la conservation de ressources.
Ou du moins le devraient.
La nature des produits d’Adobe est de permettre de digitaliser et envoyer par e-mail des documents. Ce qui signifie moins d’encre, moins de papier et le plus important, moins d’essence pour transporter des documents puisque l’on peut s’envoyer des documents par mail et non plus par la poste via avions, camions et autres.
Le problème est que les gens ont tendance à imprimer les documents qu’ils trouvent importants. Et ces mêmes produits d’Adobe ont facilité la création de documents. Par conséquent, s’il y a moins d’encre et de papier utilisés par document, le fait est qu’il y a – de manière exponentielle – plus de documents. Ce qui signifie que la quantité réelle de papier et encore utilisés reste très élevées.
On a donc affaire à un produit qui a un gros potentiel de réduction de l’impact environnemental global, mais qui pour des raisons « collatérales » ne peut mener à bien cette mission.
On peut toutefois apprécier qu’Adobe nous oriente dans la bonne direction, même s’il reste du chemin à parcourir. Ici aussi.


