Un Calendrier de l’Avent pour le développement durable

En ce début de mois de décembre, difficile de ne pas parler de Noël! Les initiatives sont nombreuses, mais j’aimerais attirer votre attention sur l’une d’elles: le Calendrier de l’Avent pour le développement durable. Il s’agit de l’édition 2012 bien sûr, mais pour avoir consulté celui de l’année précédente, je peux vous dire que la qualité des articles proposés est au rendez-vous, c’est très intéressant. On nous propose de découvrir diverses facettes du développement durable – et une place importante est réservée à la RSE – au travers de divers acteurs tels qu’ONG, secteur public et secteur privé. Voici les précisions apportées par le communiqué de presse:

Le projet du « calendrier de l’Avent pour le développement durable » a été lancé en 2000 par le bureau de communication environnementale Gammarus. Dans le patronat de ce projet, figurent les organisations telles que Öbu, le réseau pour une économie durable, la Direction suisse du Développement et de la Coopération (DDC) et comme sponsor principal, la Poste suisse. Le contenu des articles provient un tiers des entreprises, un tiers des organisations sans but lucratif et un tiers des partenaires du secteur public qui sont activement engagés pour un développement durable.

Intéressant également, le fait que le Calendrier va s’appuyer sur les statistiques publiées par MONET, le système d’indicateurs de durabilité pour en savoir plus sur l’état de la durabilité en Suisse.

J’ai le plaisir d’avoir été invité à écrire trois articles pour ce calendrier, je ne manquerai pas de vous les signaler!

Dialogue avec les stakeholders: carte d’empathie

Je reprends la série d’articles portant sur le « stakeholder engagement », le dialogue avec les parties prenantes. C’est aujourd’hui sur un « jeu » – issu de l’excellent Gamestorming – que je souhaite me pencher: la carte d’empathie.

La méthode est très simple. En réunion avec vos collègues, identifiez un stakeholder sur lequel vous aimeriez travailler. Réalisez sur un grand panneau (feuille, tableau, etc.) un dessin similaire à celui ci-dessus, en prenant bien soin de labelliser de grandes zones: pense, voit, dit, fait, ressent, entend.

Demandez ensuite au groupe de décrire l’expérience de cette personne de son point de vue (ce qu’elle voit, ce qu’elle pense, etc.) par rapport à votre entreprise ou à un projet particulier. Vous pouvez leur fournir des post-it qu’ils colleront dans les zones concernées. L’exercice devrait durer une quinzaine de minutes. Demandez au groupe de synthétiser: que veut ce stakeholders? Qu’est-ce qui le motive? Comment pouvons-nous interagir avec lui?

C’est une façon de procéder peu rigoureuse, certes, mais qui peut rapidement permettre à votre équipe de se focaliser sur le stakeholder particulier, et ce sur un mode empathique. Je pense que cette méthode est très complémentaire des autres présentées ici, et qu’elle peut être très utile pour ouvrir la discussion. Plus important encore à mes yeux, on se concentre ici sur la notion d’empathie, et nous prenons donc la place de notre interlocuteur. L’avoir fait au préalable peut s’avérer très utile, voire salvateur, lorsque vous établirez le dialogue avec ce stakeholder.

Wizness: RSE et médias sociaux

Il y a quelques semaines, Wizness a publié un rapport sur les outils sociaux qui transforment la façon de communiquer sur les thématiques RSE. Nous savons en effet à quel point les divers réseaux sociaux prennent une place de plus en plus importante dans tout ce qui est lié au développement durable et à la responsabilité sociale. Wizness a un grand mérite en l’occurrence, celui de ne parler ni de Facebook, ni de Twitter, ni de LinkedIn. On sort donc quelque peu des sentiers battus et rebattus!

Ce rapport est intéressant car il donne des exemples concret dans ce domaine. On apprend par exemple qu’IBM a un Pinterest consacré à « Building a Smarter Planet« . Visite effectuée, je peux dire qu’il regorge d’infos intéressantes. Et je dois dire que c’est une façon ingénieuse de présenter les choses.

J’ai aussi été très intéressé par la partie sur les infographics.C’est une façon de donner des informations ou de raconter une histoire qui me plaît beaucoup, comme ici par exemple. Le tout en une seule page. Le rapport de Wizness donne quelques conseils pour réaliser un bon infographic, à suivre.

Je n’en dis pas plus, je ne peux que vous recommander la lecture de ce rapport si le sujet vous intéresse. Il est certain que tout professionnel de la RSE se doit de se tenir au courant de ce qui se fait en matière de réseaux sociaux, car c’est un excellent moyen de communiquer avec ses stakeholders.

Stakeholder Engagement – Influences

 

Cet article est le quatrième d’une série sur le « stakeholder engagement », le dialogue avec les parties prenantes. Je me penche en ce moment sur la question, et ma première lecture est celle de The Triple Bottom Line, par Andrew Savitz. L’auteur y présente 4 étapes principales pour identifier les stakeholders d’une entreprises ainsi que leurs attentes. Voici la quatrième et dernière de ses étapes.

Après avoir identifié vos stakeholders, établi leurs préoccupations, et déterminé lesquels pouvaient affecter le plus vos activités, la question que vous vous posez peut-être est: que faire avec tout ça?

Vous pouvez utiliser ces informations comme un moyen d’établir une stratégie pour la gestion d’un programme spécifique ou d’une initiative. Et une façon d’établir cette stratégie est de créer une grille d’influence telle que celle ci-dessus.

L’axe vertical représente le degré de soutien pour votre programme ou initiative. L’axe horizontal représente quant à lui le degré d’influence que peuvent avoir divers stakeholders sur votre initiative. Après avoir créé cette grille, vous pouvez « cartographier » vos principaux stakeholders en fonction de ces deux facteurs et développer une stratégie par rapport à la place occupée par chacun d’entre eux: Lire la suite

Stakeholder Engagement – Priorités

Cet article est le troisième d’une série sur le « stakeholder engagement », le dialogue avec les parties prenantes. Je me penche en ce moment sur la question, et ma première lecture est celle de The Triple Bottom Line, par Andrew Savitz. L’auteur y présente 4 étapes principales pour identifier les stakeholders d’une entreprises ainsi que leurs attentes. Voici la troisième.

Une façon de gérer vos stakeholders est de les prioriser. Vous ne pouvez en effet pas consacrer autant de ressources à tous les groupes et individus; il s’agit donc de déterminer quels sont ceux sur lesquels vous devez concentrer votre attention. Pour ce faire, vous pouvez créer un tableau des priorités, comme celui ci-dessus.

Listez tout d’abord vos stakeholders – l’exemple ici est une fois de plus très général. Pour chaque stakeholder, estimez son impact potentiel: sa capacité à vous aider et/ou à vous nuire, de quelque façon que ce soit (lobbying, achat ou boycott de produits, déclarations aux médias, etc.). Evaluez cela sur une échelle de 1 à 5, 5 représentant la plus grande capacité à aider ou nuire, 1 la plus faible.

Il est à noter que ces évaluations dépendent entièrement de votre situation courante et des challenges auxquels vous faites face. Vous devez donc réévaluer vos notations au fil du temps. Cela est valable également pour ce qui suit.

La colonne suivante représente la probabilité qu’a ce stakeholder d’agir, et contient donc des décimales, 1 représentant une probabilité absolue et 0 l’absence de possibilité qu’un stakeholder agisse pour influencer votre compagnie.

Enfin, pour déterminer les priorités relatives, il suffit d’additionner les résultats des colonnes « aider » et « nuire » et de multiplier la somme ainsi obtenue par la probabilité d’action. Plus le total sera élevé, plus ce stakeholder demandera d’attention de votre part. Dans l’exemple ci-dessus, on peut voir clairement que ce sont les syndicats qui requièrent le plus d’attention.

Si vous parvenez à faire cela, vous aurez identifiés les individus et groupes de personnes les plus influents autour de la vie de votre entreprise. Ce qui vous permettra de tracer les grandes lignes d’une stratégie de dialogue avec vos stakeholders.

A lire dans le cadre de cette série: