RSE: les premiers secours

Le 10 septembre était la Journée Mondiale des premiers secours. Et s’il fallait porter les premiers secours à une entreprise en matière de responsabilité sociale, comment procéderions-nous? Trois propositions:

  1. Rédiger un rapport RSE. Ce qui se mesure s’améliore, dit-on. Pourquoi ne pas créer un rapport RSE? Si l’on suit des guidelines telles que celles proposées par la Global Reporting Initiative, on va être amené à utiliser des indicateurs, et donc mesurer sa performance en la matière. Cela permettra d’identifier les aspects posant le plus de problèmes.
  2. Identifier ce qui est pertinent par rapport au core business. La responsabilité sociale, oui, mais pas n’importe comment. Il convient de se concentrer sur ce qui est véritablement au coeur des activités de l’entreprise: que fait l’entreprise, et comment le faire de manière responsable? C’est peut-être l’occasion de réviser la vision-mission-valeurs.
  3. Stakeholders mapping. Identifier ses stakeholders et établir une stratégie de dialogue avec ceux-ci. Pour être responsable, il convient de savoir sur qui on a un impact, et qui a un impact sur soi.

Quelle est la première étape pour rendre une entreprise responsable? Je penche pour la 2e solution, mais peut-être peut on mieux faire? Ou alors conviendrait-il de travailler sur ces 3 aspects en parallèle?

La Suisse vers une économie verte?

Fidèle lecteur de ce blog, Patrice m’a suggéré de faire un article sur l’initiative des Verts suisses pour le « verdissement » de l’économie de mon beau pays. Il s’agit d’une modification de la Constitution.

L’initiative vise notamment à ce que – d’ici 2050 – l’empreinte écologique de la Suisse soit réduite de manière à ce qu’elle ne dépasse pas, extrapolée à l’échelle mondiale, un équivalent planète.

Le texte nous dit que la Confédération, les cantons et les communes doivent s’engager à mettre en place une « économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources. » De plus, on insiste sur la nécessité de fermer le cycle de vie des matériaux.

Quid des entreprises dans tout cela? Le texte laisse transparaître que de nombreuses incitations – principalement positives, mais aussi négatives – pourront être mises en oeuvre pour les pousser à innover dans ce sens.

Si l’initiative devait passer, nous pourrions assister à une véritable course pour les entreprises helvétiques, qui chercheront à proposer des biens et des services tous plus « verts » les uns que les autres, afin de bénéficier de ces incitations fiscales. Je crois que ces incitations auront un vrai rôle-clé à jouer. J’espère sincèrement que l’initiative passera, mais j’espère encore plus que l’on aura le courage de mettre en place de vraies incitations – qu’elles soient positives ou négatives – afin de se donner les moyens d’atteindre cet objectif d’ici à 2050.

Affaire à suivre, donc.

Une voiture, 127 arbres

J’ai récemment aperçu – sur un tram à Genève – une publicité disant ceci:

« Une voiture, un arbre »

Renseignement pris (par exemple ici), il s’agit d’un garage automobile qui s’engage à planter un arbre pour chaque voiture vendue.

Ce n’est bien sûr pas la première fois que j’ai pu voir ce genre de mesure: planter un arbre pour compenser l’achat d’une voiture, d’un billet d’avion, etc. Du coup, je me suis demandé quelle était la quantité de CO2 absorbée par un arbre par an. A en croire nos annonceurs, un arbre devrait absorber autant de CO2 au cours de sa vie que n’en produit une voiture, ou un trajet en avion…

On peut trouver diverses informations sur internet. Il semblerait qu’un arbre ait une durée de vie moyenne de 80 ans (cela dépend beaucoup des essences, mais tenons-nous en à une moyenne). Ensuite, j’ai trouvé des chiffres allant de 2 à 10kgs de CO2 absorbés par an et par arbre (sans pouvoir savoir si cela prend en considération le CO2 rejeté par ce même arbre). On arriverait donc à un résultat allant de 160 à 800kgs de CO2 absorbés par un arbre au cours de sa vie.

Comparé à cela, ma voiture produit 109g de CO2 au kilomètre. Je fais environ 1’000km par an, ce qui – en simplifiant – nous amène à plus ou moins 100kgs de CO2 produit par ma voiture, par an. En admettant que je change de voiture après 8 ans – ce que je ne compte pas faire – il resterait encore 72 ans de « travail » à mon arbre pour absorber ce que j’ai produit. Et encore, je ne prends en compte qu’une partie du cycle de vie de mon véhicule, ainsi que les estimations les plus avantageuses.

Encore une initiative à ranger dans la rubrique « C’est mieux que rien mais il ne faudrait pas exagérer quand même… » Il est regrettable de se dire que les consommateurs ne soient pas mieux renseignés quant à la véritable portée de ce genre de mesure.

Absence

Un article rapide pour vous dire que je serai absent pour les 3 prochaines semaines. J’ai en effet le plaisir indicible de partir pour 3 semaines d’armée. Je devrais pouvoir répondre aux commentaires via mon téléphone, mais je ne peux rien garantir!

Après avoir lutté pour repousser les bolchéviques prussiens ottomans menaces restant à déterminer loin de nos frontières, je devrai me mettre à la recherche d’un nouveau travail, mon contrat au BIT étant arrivé à terme. N’hésitez pas à me faire signe si vous entendez parler d’un poste!

Le premier pas en RSE?

Récemment, on m’a fait la suggestion de faire l’acquisition d’un aspirateur. Mais pas n’importe quel aspirateur, un aspirateur pour la voiture. Spécialement pour la voiture, devrais-je dire, en plus de celui que j’ai déjà pour la maison. Mais celui pour la voiture est différent, alors il faut l’acheter.

Récemment toujours, j’ai vu que l’on pouvait acheter un appareil pour couper la charcuterie en fines tranches, comme à la boucherie. Ce qui fait qu’au lieu de manger des tranches de 5mm faites au couteau, on peut manger des tranches de seulement 1mm.

Récemment encore, un de mes proches a fait l’acquisition d’un appareil pour travailler ses abdominaux latéraux. On ne peut pas l’utiliser pour ne serait-ce que les abdominaux supérieurs, mais ça marche très bien pour les latéraux, paraît-il.

Et si le premier pas d’une entreprise vers la responsabilité sociale était d’arrêter de proposer aux gens des choses dont ils n’ont pas besoin?