Emplois verts en Suisse et ailleurs

Cet article pour vous signaler l’excellent article de mon non moins excellent ami Yann Graf: Trouver un job vert en Suisse. Yann travaille actuellement chez Terre des Hommes, une ONG suisse. Son article porte certes sur la Suisse, mais nombre de ses remarques sont valables « à l’international ».

Yann nous dit notamment que « n’importe quel métier peut devenir vert du moment qu’il est effectué dans une entreprise qui préserve son environnement. » Il ne semble toutefois pas convaincu par sa définition. Qu’en pensez-vous?

J’apporte ma pierre à l’édifice en introduisant le travail de mes collègues du département « Green Jobs » de l’Organisation Internationale du Travail. Voila ce que l’on trouve sur la page dédiée à ce sujet:

Concrètement, les emplois verts contribuent à:

1. Réduire la consommation d’énergie et l’utilisation des matières premières
2. Diminuer les émissions de gaz à effet de serre
3. Limiter les déchets et la pollution
4. Protéger les écosystèmes

Il est possible de créer des emplois verts dans tous les secteurs et types d’entreprise, en zone rurale comme en zone urbaine, et dans tous les pays, quel que soit leur stade de développement économique.

Voila qui correspond à la définition de Yann, tout en apportant quelques précisions!

C’est vous le problème!

Lorsqu’il s’agit d’expliquer le comportement d’autres personnes, les gens ont tendance à donner plus de poids aux explications liées à la personnalité de ces autres personnes qu’au facteurs liés à la situation. Inversement, si vous analysez et expliquez votre propre comportement et vos motivations, vous aurez tendance à partir du principe qu’ils sont basés sur une réaction à une situation, et non à des facteurs de personnalité.

C’est la la leçon no 59 à retenir de 100 Things Every Designer Needs to Know About People: « People assume it’s you, not the situation », que j’ai lu récemment.

Leçon intéressante en ce qui nous concerne, puisque l’on peut constater que ce phénomène est récurrent lorsqu’il s’agit de responsabilité sociale. En cas de problème, une entreprise incriminée avance très souvent des arguments situationnels pour expliquer sa piètre performance: « la crise nous a forcé à allouer moins de budget à nos programmes environnementaux », « nous ne pouvons pas grand chose si la législation en matière de travail des enfants est lacunaire dans les pays de nos fournisseurs », etc.

De l’autre côté, les ONGs et les autres stakeholders lient les problèmes de RSE à la « personnalité » de l’entreprise elle-même: « vous êtes irresponsables », « vos valeurs ne sont pas les bonnes », etc. Et le dialogue de sourds s’installe…Les deux parties peuvent être de bonne foi, il n’en reste pas moins qu’il est difficile de partir sur de telles bases pour s’entendre.

En tant qu’entreprise, il faut s’attendre à ce genre de réaction, et se préparer en conséquence. C’est toujours vous, jamais la situation. Deal with it!

Responsabilité sociale: pas de plan B

En 2007, Marks & Spencer, la fameuse chaîne de magasins britannique, a lancé son programme Plan A . Il s’agit pour M&S d’atteindre 180 engagements d’ici 2015.

J’aime beaucoup le nom de ce programme, Plan A. Pourquoi Plan A? Parce qu’il n’y a pas de plan B.

Il n’y a pas d’autres alternatives que de faire du business de manière responsable.

Projet Office Hours

Chères lectrices, chers lecteurs,

Vous êtes de plus en plus nombreux à consulter ce blog, et j’en suis ravi! Vous êtes également très nombreux à vous y être inscrits, ce qui signifie que vous recevez par mail les nouveaux articles. Une petite communauté de professionnels de la RSE et du développement durable s’est donc créée autour de ce site.

J’ai donc pensé qu’il serait bon de tirer profit de l’expertise de cette communauté. Ceci en donnant la possibilité à tout lecteur, occasionnel ou régulier, de poser une question à l’ensemble des lecteurs de ce blog. Cette question peut porter sur un challenge auquel la personne est confrontée à son travail: comment mettre en place un programme de volontariat d’entreprise? comment convaincre mes supérieurs de l’utilité d’un rapport développement durable? devrions-nous utiliser ISO 26000? etc.

Pour ce faire, il suffira à la personne ayant une question poser de se rendre sur la page Office Hours de ce blog et d’y laisser sa question sous forme de commentaire. Elle pourra également m’adresser un mail. Je créerai un article, lisible par tous, dans lequel j’exposerai le problème. Les autres lecteurs pourront proposer leurs solutions en laissant un commentaire. La personne dont la question aura été posée pourra également donner un feedback, via commentaire ou via un autre article.

Je ne sais pas si cette démarche fonctionnera! Peut-être n’y aura-t-il pas de questions; peut-être n’y aura-t-il pas de réponses. Ou peut-être que cela fonctionnera, car chacun aura envie de contribuer!

Je pense que cela vaut la peine d’essayer, car il serait dommage de ne pas mettre à contribution les nombreux professionnels de la responsabilité sociale et du développement durable qui passent par ici chaque jour!

Earth Hour au travail?

Vous le savez peut-être, ce samedi c’était « Earth Hour »: on éteint toutes les lumières chez soi pendant une heure, pour économiser un peu d’énergie.

Le hasard faisant bien les choses, nous avons eu droit le jeudi précédent à une panne de courant à mon travail – et dans une grande partie de Genève. Les ordinateurs se sont éteints, laissant certains de mes collègues dans l’embarras par rapport à ce qui n’avait pas été sauvegardé!

Ce qui m’a interloqué, c’est que spontanément, les gens sont sortis de leurs bureaux et ont commencé à…discuter! Chose rare, il faut bien l’admettre. N’ayant plus d’ordinateur devant lequel s’autarciser, nous sommes tous venus discuter dans les couloirs. De choses et d’autres, de travail ou non. Et c’était très sympathique!

D’où le titre de cet article. Je n’irai pas jusqu’à proposer d’éteindre les lumières pendant une heure une fois par semaine, non. Mais pourquoi ne pas décider d’une heure par semaine, ou même trente minutes, au cours de laquelle il serait interdit d’utiliser les appareils électroniques? Cela ne signifierait pas que l’on aurait l’interdiction de travailler: on pourrait avoir des réunions plus ou moins formelles, etc. Mais cela forcerait les gens à interagir directement entre eux.

Et cela baisserait la consommation d’énergie de l’entreprise, ne serait-ce qu’un tout petit peu.