Nouveau projet: obligations de reporting environnemental

PNUEDepuis quelques jours, j’ai commencé un nouveau contrat, toujours avec l’Université de Genève, mais cette fois-ci en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Plus précisément, je travaille avec le GRID – Global Resource Information Database.

Le projet pour lequel j’ai été engagé est – selon moi – passionnant. Il s’agit de répertorier les obligations de reporting environnemental incombant aux pays, en fonction des conventions qu’ils ont signées/ratifiées.

En termes plus concrets, il s’agit pour moi et mes collègues de choisir un pays sur lequel se pencher; ensuite, nous devons déterminer quelles sont les conventions à caractère environnemental (Protocole de Kyoto, CITES, Convention de Bâle, etc.) que le pays a ratifiées. Pour chacune de ces conventions, le pays doit fournir un certain nombre de rapports, à une fréquence donnée – par exemple un rapport annuel pour la CITES – que nous devons identifier. Enfin, nous devons déterminer quel est le prochain « deadline » pour chacune de ces obligations, et trouver les lignes directrices de reporting de celles-ci.

Une fois que cela est fait, ces informations sont transférées sur le site UNEPLive et intégrées à la fiche du pays. Allez jeter un œil par exemple au Koweït, sous Partner Resources -> Reporting Obligations!

Le but de tout cela est double:

  1. Faciliter la tâche aux pays: en quelques clics, ils pourront voir quelles sont leurs obligations de reporting, et les délais y-relatifs.
  2. Faciliter la tâche du PNUE: cela nous permet d’avoir une vue d’ensemble et de savoir qui rapporte sur quoi.

Que pensez-vous de ce projet? En tant qu’individu ou professionnel, avoir accès à de telles informations vous est utile?

Pourquoi écrire un rapport développement durable?

De mon expérience dans le domaine du reporting développement durable, j’ai pu remarquer que les motivations derrière un processus de reporting pouvaient être diverses, aussi bien du point de vue du client qui cherche à publier un tel rapport, que de celui du consultant qui va l’aider à le faire. Il m’a en effet semblé que ces motivations pouvaient être:

  • Technique et compliance. La motivation est ici d’être en ordre avec les exigences légales et/ou de ses stakeholders, mais aussi d’obtenir une certification (GRI, par exemple). On cherchera alors à renseigner des indicateurs et fournir les informations demandées par les lignes directrices choisies.
  • Stratégie. On cherche ici à utiliser le rapport à des fins stratégiques: sur la base de celui-ci, vous allez pouvoir définir des objectifs à court, moyen, et long terme, ainsi qu’identifier des faiblesses et opportunités. On va plutôt viser à établir des domaines clés et se concentrer sur ceux-ci.
  • Être lu. C’est tout de même le but d’un rapport… Cela vous permettra de donner de la visibilité au bon travail que vous réalisez.

La question que j’aimerais poser ici est la suivante: ces motivations doivent-elles être perçues comme des finalités ou comme des portes d’entrée?Multiple roads

Ce que je veux dire par là, c’est que si votre motivation est la compliance en vue d’obtenir une certification GRI et que vous la prenez comme une finalité, votre focus sera sur la compliance et rien d’autre. D’un autre côté, si vous utilisez la compliance comme l’initiatrice de votre démarche, vous laisserez la porte ouverte aux autres motivations qui pourront venir se greffer sur la première.

Ainsi, si votre objectif premier était de faire un reporting en accord avec les lignes directrices de la GRI, vous pourriez réaliser que les indicateurs que vous avez renseignés constituent une bonne base pour établir une stratégie de RSE. De même, vous pourriez être rapidement tenté de donner un aspect plus « sexy » à votre rapport afin qu’il soit lu par le plus grand nombre de vos stakeholders.