Qui sont vos clients?

On trouve à la fin de Strategies for Green Economies, Joel Makower, une étude menée aux Etats-Unis, « The Ecological Roadmap ». Sans entrer dans les détails, je voulais simplement présenter les 10 profils ou segments que cette étude a mis en avant, parmi le public américain.

On trouve tout d’abord 3 groupes les plus « environmentally friendly ».

  1. Greenest Americans: ils veulent la protection de la biodiversité et des endroits encore sauvages; ils sont les plus actifs politiquement.
  2. Postmodern Idealists: pour eux, la protection environnementale consiste à vivre de manière « verte » et créer des villes sans voitures et consommant peu d’énergies.
  3. Compassionate Caretakers: le plus grand groupe en terme de %; ils se concentrent principalement sur des questions liées à la communauté locale, car ils veulent des espaces propres et sains pour la famille et la communauté.

Les 3 groupes intermédiaires ne passent pas beaucoup de temps à se préoccuper de l’environnement, mais ils ne sont pas nécessairement opposés à sa protection.

  1. Proud Tradionalists: ils croient en la responsabilité et aux devoirs, mais leur vision selon laquelle les humains dominent la nature les met souvent en porte-à-faux avec les notions impliquant que toutes les espèces sont importants et méritent protection.
  2. Driven Independents: principalement soucieux d’eux-mêmes, et ne s’intéressent à l’environnement que si cela contribue à leur prospérité.
  3. Murky Middles: n’ont pas de valeurs fortes et se contentent de suivre.

Enfin, les 4 derniers groupes sont plutôt préoccupés par des problématiques « au jour le jour », ce qui ne favorise pas l’intérêt pour les questions environnementales.

  1. Ungreens: ils voient les environnementalistes comme des extrémistes, et la dégradation environnementale comme inévitable si l’on garder notre style de vie (« American lifestyle » dans le texte).
  2. Antiauthoritarian Materialists: le groupe le plus jeune, selon lesquels la vie a peu de sens et vivent pour eux-mêmes.
  3. Borderline Fatalists: groupe jeune également, qui peuvent se soucier de l’environnement, mais ne savent pas comment faire la différence.
  4. Cruel Worlders: ils sont les oubliés de la société (« left out of the American dream ») et sont amers à ce propos, ils ne se préoccupent simplement pas de l’environnement.

Intéressant, non? Il faut encore savoir que les 3 premiers groupes représentent 36% de l’échantillon, les 3 suivants 44% et les 4 derniers représentent 21%.

Ces informations peuvent être utiles au moment de lancer un nouveau produit. Vos clients vont-ils l’adopter? Seront-ils sensibles à ses arguments éthiques, responsables, « verts »? Est-il nécessaire de les « éduquer » auparavant? Autant de questions auxquelles on peut trouver des réponses si vous connaissez vos clients.

En route vers la responsabilité sociale: quelques règles simples

Si votre entreprise veut se lancer sur la voie de la responsabilité sociale, voici quelques règles simples à suivre:

  • Ne pas commencer par le présent. Si le point de départ est l’approche actuelle du business, la vision du futur risque bien de n’être autre qu’une extrapolation optimiste. Il vaut mieux partir du futur. Une fois que le senior management a établi un consensus sur la forme que prendra le futur, ils peuvent intégrer ce futur dans le présent.
  • S’assurer que l’apprentissage précède l’investissement. Les entreprises intelligentes commencent petit, apprennent vite, et passent rapidement à l’échelle supérieure. Chaque étape est faite de 3 phases: expérimentation et pilotage, débriefing et apprentissage, et passage à l’échelle supérieure.
  • S’en tenir à l’objectif tout en ajustant constamment la stratégie. Les managers doivent accepter le fait qu’ils vont devoir constamment procéder à des ajustements tout au long de leur route vers la responsabilité sociale.
  • Collaborer. Peu d’innovations peuvent être développées aujourd’hui sans que les compagnies forment des alliances avec d’autres compagnies, des ONG, ou encore des gouvernements.
  • Utiliser sa présence internationale pour expérimenter. Il est plus facile pour les multinationales d’intégrer l’innovation dans des marchés émergents où les esprits sont plus ouverts.