Economie de la fonctionnalité: un pas de plus vers une vraie responsabilité sociale?

Dans le cadre de mes recherches à l’Université de Genève, je travaille beaucoup sur les concepts d’écologie humaine, d’économie écologique, ou encore d’économie circulaire.

L’un des aspects très intéressants de ces domaines d’étude est celui de l’économie de la fonctionnalité. Dans l’économie de la fonctionnalité, au lieu d’acheter un bien, on achète le service qu’il rend. Par exemple, au lieu d’acheter une machine à laver, on achète le service de « lavage de linge ». La machine, elle, reste la propriété de l’entreprise. L’entretien et les réparations font partie du contrat. A la fin du contrat (x années d’utilisation, x lavages, etc.), l’entreprise récupère son objet.Recycle

Dès lors, l’entreprise conserve les matières premières composant l’objet en question. Elle est donc incitée à proposer des machines solides, dont les pièces se remplacent aisément, sont facilement recyclables, sans produits toxiques, etc. Quitte à récupérer des biens, autant qu’ils soient réutilisables, non?

En soi, ce n’est pas une idée complètement révolutionnaire. Cela existe déjà pour les voitures, par exemple. Mais concevoir une économie basée entièrement sur cette idée est très novateur.

Du point de vue des entreprise, il s’agirait de revoir complètement leur business model. Il ne s’agirait plus de vendre un maximum d’objets, mais de les « louer ». Et ces objets, comme évoqué plus haut, devraient avoir des caractéristiques de durabilité très forte.

Et si c’était cela, la vraie responsabilité sociale? Non pas proposer les mêmes produits, mais plus verts, plus équitables, mais repenser complètement sa façon de faire des affaires?

J’aimerais explorer ces idées de nouveaux modèles économiques – et surtout leurs applications concrètes pour la RSE – dans les semaines à venir!